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2008
ÉGYPTE
2009

SOUDAN

ÉGYPTE
dimanche 26 octobre
Trop rapide, ce bateau. Il fallait arriver à l'aube pour entrer dans le canal, mais il fait encore noir quand on est à quelques encablures. Brume humide, vaste espace peu profond avec des cargos partout, des bouées de mouillage, des dauphins, des flamants roses... Puis contact difficile par VHF avec les autorités de Port Saïd qui nous demandent le maximum de puissance de moteur pour entrer. 5,5 kts ! Les cargos vont au double !
10h, ancre et cul à quai d'un soit-disant Yacht-Club qui n'est qu'un quai légèrement en renfoncement. Accrochés à l'Asie, le regard sur l'Afrique dans un fort clapot à chaque passage de pilotines, ferries et cargos. Inconfortable au possible.
Et les tracas commencent. Papiers officiels par l'intermédiare d'un agent (517 $ compris sa com') et le défilé pour réclamer un "présent" (bakchiche) qui consiste soit en $, soit en tee-shirt, soit en Marlboro (rouges seulement). En plus, un "inspecteur" vient prendre des mesures bidons du bateau pour déterminer la taxe de navigation et réclame sont cadeau. MF lui refile un "parfun de Paris" acheté 2 € en Turquie ! Ouaf.
Le lendemain, un pilot monte à bord pour la première étape du canal jusqu'à Ismalia. Pas triste lui non plus avec le présent.
du 28 octobre au 3 novembre
Comme les deux autres villes du canal, Port Saïd et Suez, respectivement au Nord et au Sud, Ismalia, au milieu, est une ville récente, qui ne s'est développée qu'à partir de la construction du canal, deuxième moitié du XIXe siècle. La concession française obtenue lors du percement jusqu'en 1968 tombera avec Nasser douze ans plus tôt. D'abord village de pêcheurs sur un lac, la ville s'est enrichie avec les fonctionnaires français de la construction et reste la ville riche, après Port Saïd. C'est aussi celle qui a vu naître Claude François, l'idole des djeun's.
Elle est agréable et très verte aux alentours de l'eau, mais très étendue.
Ismalia
La ville ordinaire, hors du bord de mer, est très béton et immeubles bas sillonnée de larges avenues très socialisme URSS.

Le train — qui fonctionne très mal — et surtout les bus et micros ou mini-bus la relie au Caire et aux principales villes voire au Sinaï. La gare routière le matin, perdue au milieu de terrains vagues, grouille de bus plus ou moins déglingués et de voyageurs parmi lesquels quelques globe-trotters dont nous fîmes partie pour Le Caire.
du 30 octobre au 1er novembre
Deux heures de route en bus entre Ismalia et Le Caire à travers d'infinies banlieues au mélange de sable et cultures de légumes et arbres fruitiers, d'immeubles construits vite et n'importe où dont un nombre impressionnant d'écoles privées, des voitures, camions, bus, charettes à ânes, troupeaux de chèvres et moutons parfois errants. De la gare Ramsès, on prend le métro jusqu'à l'hôtel perché en haut d'un immeuble "neuf" mais déjà usé. Puis à pied dans la ville et visite du Musée égyptien (photos interdites).
Ce musée est un vaste amoncellement d'œuvres pharaoniques quasiment sans info. Des beautés, des masses d'objets du minuscule (fiole à parfun en verre) et gigantesque. Un bain dans l'ampleur de cette civilisation pillée par les archéologues occidentaux.
Le Caire
Le lendemain longue journée de marche dans la ville sur un axe vertical où se concentre les principaux monuments, sutout des mosquées et bâtiments y attenant (cf. l'image avec les arcades). Une dernière visite au Nil qui n'est, ici, qu'une large Seine sur laquelle rien ne navigue.

Cette ville est crasseuse de poussière (il n'y pleut jamais), bruyante des klaxons permanents, bordellique (personne ne respecte les signes du flic ou les feux), les rues défoncées et trottoirs impraticables, les quartiers très contrastés (boutiques chiques et ruelles pauvres et pourries), voitures, camions, bus, charettes, chèvres, chiens, chats et mouches... Et c'est pour cela qu'on l'aime et pour la gentillesse des habitants.
On va vous éviter le défilement de tous les monuments vus. Seulement quelques-uns qui nous ont marqués — et nous n'avons pas tout vu. La ville est pleine de trésors. Peu sont restaurés ou entretenus — faute d'argent on imagine —, beaucoup sont gris de poussière et les prix, souvent pour une courte visite, sont dissuadants. En plus, le bakchiche est parfois réclamé. Lors de la visite d'un théâtre derviche, nous avons réussi à nous débarrasser d'un rabatteur sans qu'il ne percoive un piastre. Pas facile. Visite au pas de course sans pouvoir faire de photos. Dommage.

La porte Bab Zoueila.
Le Caire
La mosqué Al-Ghouri. Le Caire
Le kahn El-Khalili.
Le Caire
La mosquée Mahmoud Pacha.
Le Caire
La mosquée Ibn Touloun.
Le Caire
Mosquée Sultan Hassan.
Le Caire
du 3 au 8 novembre
Golfe de Suez
Le retour du Caire s'est fait en mini-bus Toyota, 15 personnes bien serrées, à plus de 100 km/h. Courses le lendemain et arrivée de trois catamarans français en route pour les Seychelles avec à bord de l'un un prof — Michel — rencontré à La Ciotat, notre toute première escale !
Nous partirons le jour suivant dès 6 h du matin avec un pilote pour la deuxième moitié du canal jusqu'à Suez.
Canal de Suez

Puisque ça intéresse d'autres bateaux, voici le coût du passage du canal de Suez et commentaires.
Canal de Suez
Une seule nuit à Suez. Très cher pour être accroché entre deux bouées avec concert assourdissant de corneilles au coucher du soleil.
En cinq jours et quatre mouillages nous rejoignons Hurghada avec assez de vent au début (au portant) puis de moins en moins en louvoyant entre les puits et plates-formes pétrolières.
Canal de Suez
La ligne de traine que nous lançons quatre fois nous apporte trois prises : des bonitous (de 4 à 6 kg chaque), sorte de petit thon plus goûteux que nous dégusterons accompagné de... Champigny.
du 8 novembre au 25 décembre
Hurghada. Égypte. Trou entre le désert et la mer Rouge. Village de pêcheurs transformé en quelques années en site touristique “de référence”. Contraste maximum de pauvreté mais de simplicité et naturel des égyptiens avec la décadence du riche occident. La ville excessivement étendue se divise en une partie village proche de la mer dont elle est désormais séparée par la marina nouvelle, l'axe NW avec sa large avenue en permanente construction bordée d'immeubles indéfinissables (logements, entreprises, commerces, terrains vagues, ...) et les immenses quartiers touristiques qui longent la mer au N et au S. [...]
Tilos
La suite du canal de Suez et autres
Tilos
Déçus par Hurghada et l'Égypte? Surpris. Désorientés par cette occidentalisation non adaptée et une identité qui fait défaut. Mais c'est leur pays, le leur. L'impossibilité d'avoir des échanges autres que commerciaux et le rejet de type xénophobe de la part des pouvoirs administratifs nous incitent à partir. Se regarder et s'écouter n'est pas encore la préoccupation. Dommage.
Tilos
Un petit commentaire sur les aléas professionnels

et un autre sur le programme des prochains mois.

En attendant, pendant six jours nous allons nous enfoncer dans le désert.
du 16 au 21 décembre
À huit dans un minibus avec chauffeur (Hatiff), nous sommes partis d'Hurghada le 16 au matin pour six jours. Premier arrêt Louqsor où nous visitons deux lieux emblématiques ; nous nous y arrêterons de nouveau au retour.
Louqsor, Karnak, à moto et la vallée du Nil
Louqsor Louqsor Louqsor Louqsor
On reprend la route plein W le lendemain, pour l'oasis de Kharga.
Sur la route, nécropole, Kharga, billard
Kharga Kharga Kharga
Des visites, une nuit et de nouveau on s'enfonce dans les terres caillouteuses et sableuses vers l'immense et superbe oasis de Dakhla.
Bashandi, l'oasis, Qasr et archéologie
DakhlaDakhlaQasrDakhla
Le retour sera une longue journée de route Dakhla-Louqsor et le 21, Pilar et Michel lâchés à l'aéroport, route en partie de nuit pour regagner nos bateaux. Soit au total plus de 1600 km qui nous ont un peu réconciliés avec l'Égypte hormis la pression permanente de la présence policière. Et l'hébergement fut contrasté.
Flics
du 6 janvier au 6 février
À trois voiliers, puis deux quelques jours plus tard — Otium préférant remonter —, cap au sud avec l'intention d'aller jusqu'en Érythrée. Sauf exceptions, les navigations se feront de jour de 15 à 50 Mn. Deux mouillages devant des hôtels de luxe neufs puis devant le charmant port de El Quseir.
El Quseir
Coup de vent de sud annoncé, on (nous et Mach6, Fabienne et Christophe) se réfugie à Port Ghalib... étonnant et stupide.
Port Ghalib
Ensuite, on alterne les mouillages sur la côte et sur/à l'intérieur de “reefs”. Surprenant et angoissant mais euphorique.
El Quseir
Ensuite, quelques jours à Marsa Alam pour laisser passer 30 kts de vent (toujours du N) et approvisionner en légumes frais.
Marsa Alam
Et cinq jours de rêve dans la “sharmante” crique de Sharm Luli avant d'aller faire de l'eau à Abu el Gosum.
TilosAbu el Gosum
Toujours vers le sud, le dernier mouillage égyptien, proche de Bérénice, Ras Baniyas.
Ras Baniyas
du 7 au 27 février
Les marsas soudanaises, lieux de paix, rares de présence humaine, sauvages, aux paysages chauds et arides... Descriptif.
Marsa Wasi
Après la petite Marsa Umbeila, le labyrinthe de Khor El Marob puis la douce Marsa Wasi.
Khor El MarobMarsa Wasi
Bloqués pendant cinq jours à Marsa Halaka par le vent et, malgré lui, nous allons 7 Mn plus bas à Khor Shinab, la superbe.
Marsa WasiKhor Shinab
Pour aller de Shinab à la petite Marsa Inkefal, le vent monte à plus de 30 kts, la mer Agitée à Forte, des pointes à 11 kts ! Puis on passe par des canaux entre les récifs par des passes étroites et des fonds à 8 m. 53 mn à + de 6 kts de moyenne.
Marsa Inkefal
Ensuite, une visite à la dangereuse Marsa Fijab avant d'aller à Suakin. En remontant vers Hurghada, on fera une pose à Marsa Abu Imama (vent fort) puis Marsa Hamsiat.
Marsa FijabMarsa Abu ImamaMarsa Hamsiat
du 27 février au 5 mars
Nous arrivons à Suakin en milieu d'après-midi après une nuit au pied du phare de Sanganeb Reef. Nous y seront reçus par l'incontournable agent Mohammed, homme charmant, grand, à la peau noire et toujours vêtu de sa djellaba blanche. La ville habitée est au sud de notre mouillage.
Suakin
Le Vieux Suakin se situe sur une île en face des bateaux, au milieu d'une crique presque fermée de la marsa et reliée à la terre par un bras servant à la circulation, rare.
Vieux Suakin
Pour ce qu'on en a vu et comparé à l'Égypte, le Soudan est un havre de paix, d'honnèteté et de gentillesse. Les autorités discrètes et les paysages de toute beauté.
Mais photographier les soudanaiss est très difficile : la plupart du temps ils refusent et mieux vaut ne pas tirer le cliché malgré eux.

Nous irons une journée, en bus, à Port Soudan.
Port Soudan

Le problème des batteries (de nouvelles nous attendent à Hurghada), l'angoisse de MarieF à propos des pirates d'Aden (nous devions faire la route avec Tanit) et de la longue navigation dans l'océan Indien nous font abandonner le projet Madagascar.
De toutes les façons, il faut faire les pleins, et avec l'annexe : un tour pour le gasoil (90 l) et cinq pour l'eau (450 l) qu'il faut transvaser dans des bidons de 40 l à partir de ceux de 200 l puis au bateau.
du 5 mars au 8 avril
Notre décision prise, il faut maintenant remonter en Méditerranée. Mais les vents, qui à la descente nous étaient favorable, sont maintenant contre nous. Nous ferons des étapes de 270 Mn à 17 Mn, en tirant des bords ou, par calme, au moteur. Au Soudan, les mouillages se font dans les marsas à attendre — sans regret — que le vent veuille bien se calmer. Sur la côte égyptienne, nous faisons le plein de gasoil et de provisions à Marsa Alam. À Port Ghalib, les ennuis de documents pas à jour commencent ; travaux sur le bateau comme la vidange moteur, refait, avec Christophe, la liaison pont/cloison dans la baille à mouillage à la résine époxy et tissu, monté une deuxième prise allume-cigare et autres bricoles.
De Port Ghalib, on monte à Ras Abu Makhadiq, 12 Mn sous Hurghada.
Au mouillage, Christophe prend contact avec les autorités de la marina. Notre permis de navigation a trois mois de retard et devra soit nous coûter 500 $, soit on file directement à Suez. Cette deuxième proposition nous paraît évidente. On va à Hurghada avec un faux taxi — AR par des jeunes coptes très honnêtes, cultivés avec un brin de mépris pour les travers égyptiens — pour y faire des provisions et, surtout, récupérer les batteries qui seront, dès le lendemain, montées par Christophe. Confort enfin.
Canal de Suez À Ismalia Ismalia

D'Ismalia, nous fileront directement au Liban, à Jounieh, sans nous arrêter à Port Saïd. Arrivée prévue vers le 20 avril.
Golfe de Suez Hurghada Khor Shinab Suakin
précédemment de nouveau
Escapade à l'intérieur de l'Égypte,
Louqsor, Kharga, Dakhla
6h30 le matin devant Port Saïd.
Au milieu du canal, Ismalia.
D'Ismalia à Suez puis la descente
du golfe de Suez
Hurghada...
est-ce l'Égypte ?
Le sud de l'Égypte
Les “marsas” soudanaises
Suakin, port de l'esclavage en ruine
La remontée
Le plus grande ville d'Afrique, Le Caire
Extraits de la
Carte générale